Le Sportif  

Enfant, Rémy était déjà turbulent et, fasciné par tous les engins à roues, dévorait « Moto Revue »

" J’ai commencé à faire mes premiers tours de roue à moto à 12 ans en piquant la 100 cc Peugeot que mon père avait cachée dans le grenier, sous l’occupation. J’étais extrêmement turbulent. Un seul maître d’école a su trouver la solution pour calmer mes pitreries : il m’a nommé responsable de la section cinéma et m’a menacé d’être remplacé si je ne me tenais pas tranquille. J’ai alors commencé à regarder quantité de films : Chaplin, Mac Sennet, Laurel et Hardy... "




Le décor est planté, la passion à fleur de peau.

À 24 ans, il achète sa première moto de cross, une Monet Goyon 232cc. Il devient champion de France 500cc avec une Gilera Saturno, 2eme de la coupe de France en 1960 et 1962, et est plusieurs fois sélectionné en équipe de France. En 1982, il remporte les 24 heures motonautiques internationales de Rouen avec Jean-Pierre Masurier (Champion de France motonautisme) et Jean-Claude Boutier (boxeur).

De l’apprentissage de la moto en passant par ma conduite de poids lourds et de chars d’assauts, Rémy se fait remarquer. Sportif de haut niveau, il se dirige inexorablement vers son destin.



Au-delà des rigolades et des moments cocasses hors des plateaux, s’exercent la pression, les responsabilités et la tension permanente. Pragmatique, Rémy applique son principe de base : « La maîtrise du risque exige de passer par son identification »


Il faut tout calculer à la fraction de seconde près, chaque paramètre, anticiper chaque difficulté et ne jamais rien laisser au hasard, le risque, non calculé ni maîtrisé, est banni de ses méthodes.


Dans l’esprit du public, la cascade pârait comme impossible à réaliser, donc semble comporter des risques évidents, accentués par la virtuosité de la mise en scène.

Afin de ne pas mettre en danger la vie du cascadeur et celle des différents intervenants sur les séquences de tournage : « il faut avoir le souci constant de la perfection, de la précision et de la sécurité absolue tout en veillant à satisfaire les souhaits des réalisateurs » N’oublions pas que si le cinéma est l’Art de l’Illusion, il comporte aussi des aléas.


Un cascadeur est un sportif, un spécialiste et un acteur. C’est un métier périlleux, il se doit d’être un technicien du risque; bien connaître ses possibilités et ses limites.
« Le cinéma d’action existe grâce aux cascadeurs, ils méritent à leur tour d’entrer dans la lumière et d’être honorés publiquement, au même titre que les acteurs, pour leurs performances »